Qui rase du bout de l’aile : L’eau dormante des marais, Voila l’enfant des chaumieres Qui glane i  propos des bruyeres Le bois tombe des forets

L’onde n’a plus le murmure , Dont elle enchantait des bois ; Sous des rameaux sans verdure. Mes oiseaux n’ont environ voix ; Le soir reste pres de l’aurore, L’astre a peine vient d’eclore Qu’il va terminer son tour, Il jette avec intervalle Une heure de clarte pale Qu’on appelle i  nouveau votre jour.

L’aube n’a plus de zephire

Sous ses nuages dores, Notre pourpre du jour expire i  propos des flots decolores, J’ai mer solitaire et vide N’est plus qu’un desert aride Ou l’oeil cherche en vain l’esquif, ainsi, sur la greve plus sourde La vague orageuse et lourde N’a qu’un murmure plaintif.

La brebis i  propos des collines Ne trouve plus le gazon, Son agneau laisse a toutes les epines Les debris de sa toison, La flute a toutes les accords champetres Ne rejouit plus les hetres Des airs de joie ou d’amour, Toute herbe aux champs reste glanee :

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